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informatique:linux:bash

Bash

Bash est un interpréteur de commande, un “shell”. Il possède beaucoup de caractéristiques et fonctions communes avec sh ou zsh.

Pour la partie programmation et les variables, voir la page Programmation Shell.

Raccourcis clavier

Généraux

  • Ctrl+d pour se délogguer
  • Ctrl+l effacer l'écran (=clear)
  • Ctrl+s masque la saisie clavier
  • Ctrl+q pour revenir
  • Ctrl+c envoie un SIGINT au processus en cours
  • Ctrl+z suspend (passe en background) le processus courant (voir commandes fg et bg)
  • Ctrl+alt+- ou Ctrl+alt++ permet de changer la résolution de X
  • Ctrl+alt+Fn change de terminal virtuel (avec n de 1 à 8)
  • Ctrl+alt+backspace ferme la session graphique
  • Ctrl+alt+suppr la plupart du temps, sert à rebooter

Déplacement curseur

  • Ctrl+a place le curseur en début de ligne
  • Ctrl+e place le curseur en fin de ligne
  • Ctrl+flèche droite ou gauche pour se déplacer de mot en mot sur la ligne
  • maj+pageup ou maj+pagedown faire défiler la console

Édition de la ligne

  • Ctrl+u efface toute la ligne à gauche du curseur
  • Ctrl+k efface toute la ligne à droite du curseur
  • Ctrl+w efface le mot à gauche du curseur
  • Esc+d efface le mot à droite du curseur
  • Ctrl+h efface le caractère à gauche du curseur (=backspace)
  • alt+u et alt+l : passe, respectivement, en majuscules (Uppercase) et minuscules (Lowercase) le texte suivant le curseur jusqu'à la fin du mot
  • Ctrl+x Ctrl+e : copie la ligne courante dans l'étiteur de texte par défaut, pour l'éditer, puis l'exécuter quand on quittera l'éditeur

Rappels et substitutions

  • Ctrl+r reverse-i-search : recherche d'une commande dans l'historique ; à nouveau Ctrl+r permet de faire défiler les résultats en cas de réponses multiples ; Ctrl+s permet de revenir au résultat précédent. (NB : certain terminaux utilisent déjà la séquence Ctrl+S ; pour la désactiver, insérer stty -xion dans votre .bash_profile ou .bashrc. Quand le prompt contient déjà une commande, Ctrl+r permet de rechercher et se rendre à l'endroit du motif : bla bli blu Ctrl+r bli permet de positionner le curseur sur “bli”, très pratique quand la ligne de commande est longue !
  • Esc+@ pour compléter les hostnames
  • Esc+$ pour compléter les variables
  • Esc+. affiche le dernier argument de la dernière commande
  • Esc+# commente la ligne courante et annule la commande. Ca permet de la conserver dans l'historique sans l'avoir exécutée, pour la rappeler plus tard (c'est utile quand il nous manque une info en plein milieu de lécriture de la ligne)
  • !motif permet de lancer la dernière commande saisie commençant par motif
  • !! (re)lancer la dernière commande
  • !$ le dernier argument de la dernière commande
  • ^foo^bar relancer la dernière commande en remplaçant la première occurrence de “foo” par “bar”. Pour supprimer “foo” : ^foo tout court.
  • !!:gs/foo/bar relance la dernière commande en remplaçant toutes les occurrences de “foo” par “bar”.

Syntaxe

  • `<cmd>` les quotes inversés servent à lancer une commande et afficher le résultat. On peut s'en servir pour utiliser le résultat d'une commande en tant que paramètre d'une autre : ls -l `which vim`. Cet usage est aujourd'hui déprécié et remplacé par $(commande), qui fait pareil.
  • & suffixer une commande par & permet de la lancer en tâche de fond
  • <cmd1>;<cmd2> permet de lancer <cmd1> puis <cmd2> sans condition, sur une même ligne (le ; remplace le retour chariot)
  • <cmd1>&&<cmd2> permet de lancer <cmd1>, puis <cmd2> uniquement si <cmd1> renvoie true (se termine correctement)
  • <cmd1>||<cmd2> lancer <cmd1>, puis <cmd2> uniquement si <cmd1> renvoie false
  • <cmd1>|<cmd2> redirige la sortie standart de <cmd1> vers l'entrée standard de <cmd2>
  • <cmd1>|xargs <cmd2> convertit la sortie de <cmd1> en paramètres de <cmd2>
  • <cmd> > <fic> redirige la sortie (STDOUT) de <cmd> vers le fichier <fic> (le fichier est vidé (>))
  • <cmd> » <fic> redirige la sortie de <cmd> à la fin du fichier <fic> (»)
  • <cmd> 2><fic> redirige la sortie d'erreur (STDERR) vers <fic>

On trouvera par exemple <cmd> >/dev/null 2>/dev/null pour que <cmd> n'affiche rien à l'écran (ni la sortie standart ni la sortie d'erreur).

  • <cmd> 2>&1 redirige la sortie d'erreur vers la sortie standart (&1)
  • <cmd> < <fic> redirige le contenu de <fic> sur l'entrée standart de <cmd>
  • Les doubles quotes n'interprètent que les caractères spéciaux $, \ et ' (quote)
  • Les simples quotes ' n'interprètent aucun caractère spécial
  • Les caractères spéciaux sont : & ~ ; \ ” ' ` # ( ) [ ] | $ * ! ? < >

Variables d'environnement

Elle sont persistantes à un terminal ; on peut les lister avec la commande env. Voici une liste non exhaustive de variables avec leur utilité :

  • HOME : contient le chemin de la home de l'utilisateur
  • HOSTNAME : le nom de la machine
  • PATH : contient la liste des répertoires dans lesquels le terminal ira rechercher un exécutable automatiquement (sans avoir besoin de spécifier le chemin complet)
  • PWD : contient le répertoire courant
  • PROMPT_COMMAND : le contenu de cette variable est exécuté à chaque affichage du prompt
  • USER, USERNAME ou LOGNAME : contient le login de l'utilisateur

Options

Les options de bash peuvent se modifier au lancement sous forme de paramètre (bash -e par ex.) ou dans un script via le mot-clé set. Elles permettent de tuner le shell en modifiant son comportement par défaut.

-e

bash se termine lorsqu'il voit un code de retour en erreur (différent de 0). Pratique pour éviter que des erreurs non prévues dans un script ne provoquent des bêtises. Cependant ça ne marche pas correctement avec certaines commandes comme grep, qui retourne 1 s'il ne matche pas (ce qui n'est certainement pas une erreur qui vaut le coup que l'on stoppe le script). Alors, comme indiqué dans ce thread de stackoverflow :

  • soit on gère l'erreur avec un grep TRUC machin.txt || : : on gère l'erreur pour que bash ne la “voit” pas. Cependant ce n'est pas idéal car on masque tous les codes d'erreur (pas que 1).
  • soit, plus compliqué mais plus pertinent, on créé une fonction “grep” dans notre script pour surcharger la commande système grep, qui va gérer ses codes de retour pour filtrer les erreurs 1 mais pas toutes les autres, qu'elle renverra à bash pour qu'il se termine en affichant le code d'erreur de grep.
#!/bin/bash -e
function grep () {
    local exit_code
    command grep "$@" || exit_code=$?
    return $(( exit_code == 1 ? 0 : exit_code ))
}
grep PATTERN FILE     # won't kill script if no matches are found

Rappel : command permet de lancer la commande qui suit (“grep” ici) parmi les commandes internes et le contenu du $PATH uniquement, afin que notre fonction ne devienne pas récursive !

Debugger un script

Pour vérifier la syntaxe d'un script sans lancer : set -n (ou bash -n mon_script.sh)

Pour le débugger un script, ajouter dans le script :

  • set -x à partir de l'endroit où l'on veut tracer le script
  • set +x à partir de l'endroit où l'on veut cesser de tracer le script

Autre méthode : lancer le script dans nouveau shell avec : bash -x script

Encore une autre méthode : à la première ligne du script, rajouter “-v” au shebang, par exemple :

#!/bin/sh -v

.bashrc

Le fichier .bashrc contient des script de démarrage et des alias ; il est chargé par défaut lorsqu'on lance bash ; voici mon exemple de .bashrc :

# ~/.bashrc: executed by bash(1) for non-login shells.
# see /usr/share/doc/bash/examples/startup-files (in the package bash-doc)
# for examples
 
# If not running interactively, don't do anything
[ -z "$PS1" ] && return
 
# don't put duplicate lines in the history. See bash(1) for more options
export HISTCONTROL=ignoredups
 
export EDITOR=vim
 
# check the window size after each command and, if necessary,
# update the values of LINES and COLUMNS.
shopt -s checkwinsize
 
# make less more friendly for non-text input files, see lesspipe(1)
[ -x /usr/bin/lesspipe ] && eval "$(lesspipe)"
 
# set variable identifying the chroot you work in (used in the prompt below)
if [ -z "$debian_chroot" ] && [ -r /etc/debian_chroot ]; then
    debian_chroot=$(cat /etc/debian_chroot)
fi
 
# set a fancy prompt (non-color, unless we know we "want" color)
#case "$TERM" in
#xterm-color)
#    PS1='${debian_chroot:+($debian_chroot)}\[\033[01;32m\]\u@\h\[\033[00m\]:\[\033[01;34m\]\w\[\033[00m\]\$ '
#    ;;
#*)
#    PS1='${debian_chroot:+($debian_chroot)}\u@\h:\w\$ '
#    ;;
#esac
 
# Comment in the above and uncomment this below for a color prompt
PS1='\[\e[0;30;47m\]$(date +"%H:%M")\[\e[0;33m\] \u@\[\e[0;31m\]\h\[\e[0m\]:\[\e[0;32m\]\W \[\e[0m\]'
 
# If this is an xterm set the title to user@host:dir
#case "$TERM" in
#xterm*|rxvt*)
#    PROMPT_COMMAND='echo -ne "\033]0;${USER}@\e[0;31${HOSTNAME}: ${PWD/$HOME/~}\007"'
#    ;;
#*)
#    ;;
#esac
 
# Alias definitions.
# You may want to put all your additions into a separate file like
# ~/.bash_aliases, instead of adding them here directly.
# See /usr/share/doc/bash-doc/examples in the bash-doc package.
 
if [ -f ~/.bash_aliases ]; then
    . ~/.bash_aliases
fi
 
# enable color support of ls and also add handy aliases
if [ "$TERM" != "dumb" ]; then
    eval "`dircolors -b`"
    alias ls='ls --color=auto'
    #alias dir='ls --color=auto --format=vertical'
    #alias vdir='ls --color=auto --format=long'
fi
 
# enable programmable completion features (you don't need to enable
# this, if it's already enabled in /etc/bash.bashrc and /etc/profile
# sources /etc/bash.bashrc).
if [ -f /etc/bash_completion ]; then
    . /etc/bash_completion
fi
 
# droits par defaut des fichiers crees par cet utilisateur
umask 027
 
# pour avoir axx a des cmd telles que ifconfig
export PATH=$PATH:/sbin
 
# (20090515) afficher la date et l'heure dans l'historique des commandes
HISTTIMEFORMAT="%m/%d_%H:%M:%S "
 
# (20090522) changer la taille de l'historique (cmd history) ; 1000 par défaut
HISTSIZE=10000
 
#echo "---"
# affiche une ligne de definition
#/home/dude/scripts/aff_lig_def.sh /mnt/data/backup/mesdocs/defs.txt /mnt/data/backup/mesdocs/en.txt
#echo "---"
w
 
# (20100702) utiliser most pour afficher les pages de man
export MANPAGER='most'
 
### fonctions
#function test {
#	echo $1;
#}
 
### 20110302 append .bashrc ymir et ymir2 (ubuntu 10.10)
# Add an "alert" alias for long running commands.  Use like so:
#   sleep 10; alert
alias alert='notify-send --urgency=low -i "$([ $? = 0 ] && echo terminal || echo error)" "$(history|tail -n1|sed -e '\''s/^\s*[0-9]\+\s*//;s/[;&|]\s*alert$//'\'')"'

Tips

Changer le mode d'édition

Par défaut le mode d'édition est de type “emacs-like”, c'est-à-dire que le clavier répond comme sous emac. Pour les aficionados de vi, on peut changer ce mode comme sous vi. On aura donc le mode commande, édition, etc…

set -o vi
 
# pour restaurer le mode "emacs"
set -o emacs

Changer le titre

Pour changer le titre de la fenêtre de terminal, une commande passe-partout : echo -ne “\033]0;Nouveau titre\007”. On peut en faire une fonction pour qu'il soit plus utilisable sous la forme : titreterm “Nouveau titre”

vi ~/.bashrc
 
# modifie le titre de la fenêtre du terminal courant
function titreterm {
# usage : titreterm Titre
 
if [[ $# -eq 1 && -n $1 ]]
then
echo -ne "\033]0;$1\007"
fi
}

Historique des commandes

La commande history permet d'afficher la liste des dernières commandes exécutées dans le terminal. Pour ajouter un timestamp (horodatage) on peut jouer sur les variables suivantes (à ajouter dans votre ~/.bashrc ou à exporter) :

# ajouter l'horodatage
HISTTIMEFORMAT="%Y/%m/%d_%H:%M:%S "
# détermine le nombre de commandes max enregistrées
HISTSIZE=20000
# pour supprimer les doublons
HISTCONTROL=ignoredups

Pour réafficher la dernière commande, on peut juste appuyer sur la touche de rappel de la dernière commande (“flèche haut”) ; en appuyant une seconde fois on a l'avant-dernière, etc… OU sinon utiliser la commande ! :

# relancer la dernière commande
!!
# relancer de la dernière commande commençant par "cd"
!cd
# relancer la 10ème commande de l'historique
!10
# relancer l'anvat-dernière commande
!-2
# relancer la dernière commande contenant la chaîne "home"
!?home
# relancer la dernière commande en remplaçant "toto" par "tata"
^toto^tata^

Il existe un outil pour faire des recherches en “temps réel” dans l'historique ; pour l'invoquer on utilise Ctrl+R. Le prompt est renommé en (reverse-i-search)`': et on peut saisir une chaîne de caractères ; l'outil va automatiquement rappeler la dernière commande saisie matchant cette chaîne.

PS1 avancé

On peut utiliser la variable PROMPT_COMMAND pour exécuter un script à chaque affichage du prompt, afin de l'adapter au contexte.

Voici un exemple d'utilisation pour faire varier la couleur de l'utilisateur, la machine et afficher le code de retour de la dernière commande :

#
# à insérer dans le .bashrc ou .bash_profile
# penser à commenter la ligne "PS1=..."
#
RED="\[\033[1;31m\]"
GREEN="\[\033[0;32m\]"
YELLOW="\[\033[0;33m\]"
BLUE="\[\033[0;34m\]"
GRAY_BG="\[\033[0;30;47m\]"
OFF="\[\033[m\]"
TIME="\D{%d%m_%H%M%S}"
 
function make_PS1 {
 
# définition couleur "$" en fonction du code de retour précédente commande
EXITSTATUS="$?"
if [ "${EXITSTATUS}" -eq 0 ]
then
   RET_CMD=${GREEN}
else
   RET_CMD=${RED}
fi
 
# définition couleur utilisateur
case $(id -u -n) in
   dude)
      USR_COL=${GREEN}
      ;;
   dude-adm)
      USR_COL=${BLUE}
      ;;
   root)
      USR_COL=${RED}
      ;;
   *)
      USR_COL=${YELLOW}
      ;;
esac
 
# définition de la couleur de la machine
case $(hostname) in
   pc-perso)
      HOST_COL=${BLUE}
      ;;
   serveur-prod)
      HOST_COL=${RED}
      ;;
   *)
      HOST_COL=${YELLOW}
      ;;
esac
 
PS1="${GRAY_BG}${TIME}${OFF} ${USR_COL}\u${OFF}@${HOST_COL}\h${OFF}:${YELLOW}\W${RET_CMD} \$${OFF} "
}
PROMPT_COMMAND=make_PS1

Ce qui donne : 1710_164245 dude@pc-perso:home $ avec des couleurs qui évoluent avec le contexte.

Afficher n fois un caractère

Afficher $N fois le caractère $C :

N=10
C=#
printf "%0.s${C}" $(seq 1 ${N})
informatique/linux/bash.txt · Last modified: 2020/11/18 16:34 by pteu